Faire affaires avec un courtier: le pour et le contre en 8 points

2 décembre 2019

1 - La connaissance du marché

«On connaît notre marché, soutient la courtière en immobilier Marie-France Vachon: est-ce un bon secteur? Une bonne rue? Le bon moment?»

C'est en effet un de ses plus grands atouts. Mais il y a un corollaire: si vous trouvez autant d'attraits à Brossard qu'à Laval, mieux vaut sans doute assigner un courtier à chacun de ces secteurs.

2 - Les conseils indépendants

S'il est expérimenté et compétent, le courtier qui vous accompagne saura vous souligner les éléments qui causent problème dans la propriété - et sur lesquels le courtier inscripteur n'insistera pas.

«Le conseil de faire faire une inspection, c'est davantage le courtier qui travaille avec l'acheteur qui va le donner», indique Robert Nadeau, pdg de l'OACIQ.

3 - Mettez la main à la pâte

Si vous avez du temps, il vaut mieux vous familiariser vous-même avec le marché. Quand l'échéance approche, que vos besoins se précisent, que votre champ d'investigation se referme, vous pourrez faire appel à un courtier pour l'analyse.

4 - Conclure la transaction

Certains acheteurs ne font appel à un courtier que pour conclure la vente d'une propriété qu'ils ont repérée. Si la propriété est vendue sans intermédiaire, ils peuvent s'entendre sur une rémunération forfaitaire.

5 - Rabais légaux ou répréhensibles?

Le courtier à qui vous avez confié le mandat de vendre votre maison pourrait vous proposer une réduction sur sa commission de vente si vous achetez votre nouvelle propriété par son entremise.

«Ce n'est pas illégal, assure Robert Nadeau. Si cet agissement ne devient pas déloyal envers les collègues, il n'y a pas de problème. Libre à chaque courtier de négocier sa rétribution.»

L'offre d'une réduction sur la commission est alléchante, mais si votre courtier connaît bien votre quartier actuel, est-il aussi familier avec le secteur où vous êtes en quête d'une nouvelle propriété?

D'autres propositions sont nettement plus douteuses.

«Ce qui est contraire à la déontologie, poursuit Robert Nadeau, c'est lorsque ces promesses de réduction sont faites uniquement si le courtier n'est pas obligé de partager sa rétribution avec un autre courtier.»

Il donne l'exemple suivant: alors que plusieurs promesses d'achat se concrétisent simultanément, le courtier inscripteur promet au vendeur une réduction sur sa commission s'il accepte l'offre de l'acheteur qu'il lui amène. Pas bien

6 - Conflit d'intérêts?

On comprend que le courtier du vendeur défendera avant tout les intérêts de son client. Mais le courtier de l'acheteur n'a-t-il pas lui aussi intérêt à ce que le prix de vente soit élevé, question de toucher une commission plus substantielle?

«Les bons courtiers, qui travaillent bien, ne visent pas le prix le plus haut possible, mais que la transaction se fasse à la satisfaction des parties, rétorque Robert Nadeau. C'est ce qui amènera du pain et du beurre dans le futur.»

7 - Quand ça chauffe

Dans un marché très actif et un secteur très en demande, il faut avoir du réflexe. Certains courtiers inscripteurs informent quelques acheteurs intéressés avant qu'une nouvelle propriété n'apparaisse sur l'internet.

Si votre courtier ne vous communique pas rapidement les fiches intéressantes, mieux vaut prendre les choses en main.

«Faire affaire avec un courtier est avantageux pour ceux qui ne veulent pas trop fouiller eux-mêmes, fait valoir Marie-Hélène Legault, responsable du cours d'accès à la propriété à l'ACEF de l'Est. Mais ça t'enlève un peu le contrôle de ton projet. Je ne mettrais pas tous mes oeufs dans ce panier.»

8 - À quelle hauteur, la première offre?

Vous êtes prêt à déposer une offre. Dilemme: à combien la fixer pour ne pas insulter le vendeur, ni le voir accepter votre prix en étouffant un fou rire?

Dans la mesure où il est compétent et connaît bien le secteur, le courtier immobilier peut vous aider à trouver ce juste équilibre. Mais rien ne vous empêche de faire l'exercice en solo.

Pour établir la valeur d'une propriété, on s'appuie sur les transactions conclues récemment pour des propriétés semblables, dans le même secteur. On les retrouve dans le Registre foncier, sur le site du ministère des Ressources naturelles et de la faune du Québec (www.mrnf.gouv.qc.ca).

Le coût: 1$ par consultation sur internet. Autre avenue suggérée par Marie-Hélène Legault: fréquenter le site www.lecarrefourimmobilier.com

Il répertorie les transactions immobilières d'une valeur de moins de 750 000$ survenues du début de l'année 1991 à la fin de l'année 2019 dans la grande région métropolitaine et certaines autres régions.

Abordable - on demande un don facultatif de 2$ -, ce site n'inclut toutefois pas les transactions les plus récentes. Marie-Hélène Legault suggère également de consulter les rapports des analystes de marché de la SCHL. Mais elle le reconnaît: «C'est beaucoup de démarches.»

Source La Presse


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