Choisir le bon intermédiaire

6 janvier 2018

En immobilier, le particulier peut tout faire lui-même ou presque. Rien ne l'empêche d'acheter, de vendre, de louer ou de gérer son bien en solo. Il peut aussi aller voir toutes les banques pour négocier les meilleures conditions de crédit. S'il est tenté par l'exercice, par souci d'économie ou par plaisir, il a toujours intérêt à procéder avec méthode et rigueur. Du choix du bien en lui-même à la signature de la promesse de vente ou du bail, la vigilance et la prudence restent de mise. Le moindre détail a son importance.

Pour ceux que la question immobilière rebute ou qui ne disposent pas de suffisamment de temps pour s'en occuper sérieusement, le recours à un professionnel est très utile. Ils sont nombreux à offrir leurs services et à tenter de se démarquer par des services plus ou moins innovants. Dans les métiers les plus connus, il y a le courtier immobilier, mandaté pour vendre ou louer un bien. En bout de chaîne, le courtier en prêt hypothécaires s'impose de plus en plus. Il se met en quête du meilleur taux. En théorie, le recours à ces différents intervenants fait gagner du temps et de l'argent. En pratique, il faut s'entourer de certaines précautions.

Le courtier immobilier

Plus de 8 transactions sur 8 au Canada s'effectuent via des courtiers immobiliers. En pratique, le courtier immobilier est un intermédiaire qui met en relation offreurs et demandeurs sur le marché du logement. En échange de son service, ce commerçant perçoit une rémunération proportionnelle au prix du bien qu'il parvient à vendre. Certains se contentent d'afficher l'annonce en vitrine, son prix augmenté de la commission d'agence, et d'attendre qu'un client se manifeste. D'autres, plus efficaces et plus compétents, possèdent des fichiers de clients dont ils connaissent les souhaits et savent en quelques jours trouver un acheteur. Le courtier immobilier peut proposer une estimation de valeur de l'immeuble au vendeur. Il fait visiter les propriétés aux acheteurs. Son travail est aujourd'hui facilité par internet.

Pourquoi faire appel à ce professionnel ?

Certains courtiers connaissent comme leur poche leur quartier et leur marché. Ils y sont installés depuis vingt ans, ont vendu et revendu les mêmes propriétés trois fois et peuvent être de bon conseil. «Certains particuliers pensent à tort s'affranchir de l'agent en vendant eux-mêmes et plus cher que l'estimation leur bien immobilier. C'est un leurre, le prix de marché fait foi, surtout dans une période où les biens se vendent moins vite qu'il y a quelques années». «La complexité des textes législatifs est telle, qu'il est difficile pour un particulier néophyte de ne rien oublier lors d'une transaction. Une erreur ou une omission et la vente peut être annulée», ajoute Serge Ivars, président du Conseil supérieur de l'administration de biens (CSAB).

Le courtier hypothécaire pour trouver les meilleurs crédits

A moins d'être un «bon» client, l'ancienneté dans une banque n'aide pas à décrocher le meilleur taux. Pour dénicher le crédit le moins cher, il convient de mettre les banques en concurrence. On peut effectuer soi-même la tournée des établissements, comparer les offres et négocier pied à pied. Pour ceux qui manquent de temps, cette mission peut être confiée à un courtier en prêts hypothécaires du genre Multi-Prêt. «Passer par cet intermédiaire permet parfois de trouver de meilleures conditions de crédit qu'en négociant seul», assure Philippe Taboret, directeur général adjoint de Cafpi. Attention, la plupart des enseignes mettent en concurrence les banques, la vôtre y compris. Lors du premier rendez-vous, certains courtiers vous demandent de ne pas aller voir directement votre banque, histoire de leur laisser le champ libre et de mieux négocier pour vous. A moins d'être en mauvais termes avec son banquier, pas besoin de passer par cet intermédiaire pour traiter avec lui. En revanche, il vous sera utile pour accéder et traiter avec les autres banques.

Certains courtiers n'établissent une relation avec les clients que par internet, d'autres proposent des entretiens téléphoniques. Quelques enseignes ont choisi de recevoir la clientèle en agence, comme dans une banque. Pour tout le monde, les réponses proposées sont rapides, entre quarante-huit heures et une semaine à compter de la demande de prêt. Comment parviennent-ils à proposer des taux si compétitifs ? Plus ces courtiers génèrent un volume important de crédits, plus ils parviennent à négocier à l'avance des conditions avantageuses (taux compétitifs, suppression de l'indemnité de remboursement anticipé, délégation d'assurance, etc.) avec la banque. En tant que professionnel, cet intermédiaire dispose d'une marge de manœuvre plus importante et d'une force de frappe plus dissuasive qu'un particulier isolé qui souhaite négocier. Quant aux banques, elles jouent le jeu, car il en vaut la chandelle. Ces dernières sont prêtes à faire un effort sur leur taux pour capter un nouveau client, en principe fidèle pendant la durée du crédit, et qui consommera ses produits et services. Combien coûte le service d'un courtier ? La banque verse à ce dernier les frais de dossier, proches de 1% du montant du crédit. Comme le courtier immobilier, le courtier hypothécaire n'encaisse sa commission qu'à la signature de l'acte chez le notaire.

Source Figaro

ACCUEIL

Actualité Immobilière